TransGroenland 2007 - Newsletter Part 8 

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Vendredi 11 mai 2007 -  TransGroenland 2007 – Ils ont réussi !

Le jeudi 10 mai 2007 à 15h, un hélicoptère Bell 212 s´est posé sur la calotte glaciaire à quelques kilomètres de la mer, au sud d’Isortoq. Deux hommes barbus, le visage buriné par le froid et le vent et les yeux cernés de fatigue sont montés à bord : Olivier et Guillaume ont gagné leur incroyable pari.
Un itinéraire depuis longtemps inviolé, une expédition de 700 km réalisée juste à la fin de l’hiver dans des conditions extrêmes et dans le sens contraire des vents dominants, la solitude totale, l’effort, l’envie de repousser ses limites, l’amitié, la passion des régions polaires et de leurs violences, c’est tout ça la TransGroenland 2007.

« Nous sommes partis de la côte ouest du Groenland, face au continent américain ; nous voilà maintenant sur la côte est, face au continent européen. Quand j’essaie de me représenter ce que nous avons réalisé, j’ai l’impression d’être passé de l’autre côté du monde... de notre monde.
Ce fut plus difficile que tout ce que j’imaginais et ce que j’ai pu accomplir jusque là. Plus froid, plus venteux, plus long, plus loin de tout. 37 jours en autonomie complète pendant lesquels il a fallu tous les jours (ou presque) avancer, encore avancer ; 37 jours pendant lesquels j’ai souffert mille fois, douté encore plus ; 37 jours pendant lesquels il a fallu s’enfoncer vers l’inconnu, toujours plus loin dans ce grand désert blanc...
Et finalement, la côte est, l’autre côté du monde. Le bonheur est à la hauteur de nos peurs, de nos angoisses, de la déception immense que nous imaginions si nous n’avions pas atteint notre objectif.
Il y a quelques années, j’ai rêvé que je réalisais cette traversée. Le rêve est devenu réalité.
Merci pour votre soutien et vos messages d’encouragement. » Guillaume

« La côte est, l’arrivée ! Un moment magique et unique, la récompense ultime ! Cette impalpable impression de flotter, d’être en apesanteur. La fatigue aidant, j’avais la sensation d’un état second, associant sans distinction, le bonheur de la réussite, l’épuisement lié à l’effort et l’isolement et l’incapacité à prendre la mesure exacte de ce que je venais de réaliser.
Dans les derniers jours, les blessures successives (tendinites, contractures, gelures) bien que toujours présentes, étaient devenues
« annexes ». Nous avancions car il le fallait mais aussi et surtout parce que nous nous étions déjà tellement battus, qu’avancer et se faire mal constituait notre quotidien. Dans ces derniers kilomètres la motivation fut notre unique moteur.
Ces 37 jours resteront à jamais gravés en moi.
Merci à tous de nous avoir accompagnés dans cette expédition. » Olivier

 

                   

 

 

 

2007 TransGreenland - Newsletter Part 8
 
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Friday, May 11th, 2007 - TransGreenland 2007 - They did it!

On Thursday, May 10th, 2007 at 3 pm, a Bell 212 helicopter landed a few kilometres away from the coast south of Isortoq. Two bearded men, their face engraved by the cold and the wind and their eyes circled with fatigue came aboard: Olivier and Guillaume won
their incredible bet.
A route that nobody had tried for a very long time, a 700 km expedition at the end of the winter in extreme conditions going against the dominant winds, total solitude, effort, desire ton push one'slimits, friendship, passion of the polar regions and their violence; This is what TransGreenland 2007 was all about.

" We left from the west coast of Greenland, in front of the American continent and we are now on the east coast, facing the European continent. When I try to realize the measure of what we have achieved, I feel like we have crossed the world... our world. It was more difficult than all I imagined. Colder, windier, longer, farther away from everything. 37 days in complete autonomy during which it was necessary to move every day (or almost), again and again; 37 days during which I suffered one thousand times, doubted even more; 37 days during which it was necessary to enter deeper into the unknown, further into this big white desert... And finally, the east coast, the other side of the world. The joy we are experiencing is as strong as the disapointment we would have felt had we not reached our objective. A few years ago, I dreamed that I made this crossing. The dream came true. Thank you for your support and your messages. " Guillaume

"The east coast, the arrival! A magic and unique moment, the ultimate reward! I feel as if I was floating weightlessly. Because of fatigue, I felt dizzy, with a mix of happiness from the success, exhaustion from effort and isolation and I was unable to realize what we had just achieved. During the last few days, the various wounds (tendinitis, spasms, frostbites) although always present, had become "appendices". We moved because we needed to and especially because we had already fought so much that moving and suffering were part of our everyday life. During these last kilometers motivation was our only engine. These 37 days will remain engraved in Me forever. Thanks to all who have accompanied us in this expedition. " Olivier